À La Réunion, les règles nationales s’appliquent aux motos et scooters circulant sans assurance. Pour une première infraction pouvant relever de l’amende forfaitaire délictuelle, le montant est de 500 €, réduit à 400 € en cas de paiement rapide et porté à 1 000 € en cas de retard. D’autres sanctions peuvent s’ajouter, comme l’immobilisation du véhicule, la suspension du permis ou une dette importante après un accident.
Le barème applicable après un contrôle sans assurance
Tout deux-roues motorisé doit être couvert au minimum par une assurance de responsabilité civile, aussi appelée assurance au tiers. Si aucun contrat valide n’est enregistré au moment du contrôle, il s’agit d’un défaut d’assurance. Les forces de l’ordre peuvent notamment vérifier le statut du véhicule dans le Fichier des véhicules assurés (FVA).

| Situation | Montant | Délai indiqué |
|---|---|---|
| Amende minorée | 400 € | 15 jours, ou 30 jours par télépaiement |
| Amende forfaitaire délictuelle | 500 € | 45 jours, ou 60 jours par télépaiement |
| Amende forfaitaire majorée | 1 000 € | Après expiration du délai de paiement |
Ce barème concerne notamment une première constatation traitée par la procédure forfaitaire. L’avis reçu indique le montant, la date limite et les moyens de paiement. Il faut donc se reporter à ce document plutôt que de se fier à une estimation. Un paiement tardif peut faire passer la somme à 1 000 €.
Pourquoi le défaut d’assurance est un délit, même sans accident
Le fait de ne pas avoir provoqué d’accident ne change pas la qualification de l’infraction. Le défaut d’assurance est un délit. Lorsqu’il n’est pas réglé par une amende forfaitaire délictuelle, il peut être jugé par un tribunal. L’amende pénale peut alors atteindre 3 750 €. En cas de récidive, le montant maximal mentionné peut atteindre 7 500 €.
Pas de retrait automatique de points, mais le permis peut être touché
Le défaut d’assurance n’entraîne pas, à lui seul, de retrait automatique de points. Le permis n’est toutefois pas à l’abri de toute sanction. Un juge peut prononcer sa suspension ou son annulation pour une durée pouvant aller jusqu’à 3 ans, ainsi qu’une interdiction de repasser l’examen.
Une interdiction de conduire certains véhicules terrestres à moteur peut également être décidée pour une durée pouvant atteindre 5 ans. Ces mesures s’ajoutent, le cas échéant, à l’amende et aux sanctions concernant la moto.
Moto immobilisée, fourrière et confiscation
Lors d’un contrôle, la moto peut être immobilisée et placée en fourrière. La confiscation du deux-roues fait aussi partie des sanctions possibles. Le juge peut également prononcer un stage de sensibilisation à la sécurité routière, des jours-amende ou un travail d’intérêt général.
Le coût réel dépasse donc rapidement le montant indiqué sur l’avis. Aux 400 € ou 500 € initiaux peuvent s’ajouter les frais de fourrière, la perte d’usage du véhicule et les difficultés à retrouver un assureur. Rouler peu ou effectuer seulement de courts trajets ne supprime pas l’obligation d’assurance.
Accident responsable : le FGAO indemnise, puis réclame les sommes
En cas d’accident responsable sans assurance, les victimes peuvent être indemnisées par le Fonds de garantie des assurances obligatoires (FGAO), dans les conditions applicables. Le fonds peut prendre en charge des dommages corporels et matériels. Le plafond mentionné pour les dommages matériels est de 1 220 000 €.
Cette intervention ne protège pas financièrement le conducteur non assuré. Le FGAO peut ensuite exercer un recours contre lui pour récupérer les indemnités versées. Des intérêts et des frais peuvent s’ajouter aux sommes réclamées. Une blessure grave peut ainsi entraîner une dette très supérieure à la valeur de la moto.
L’assurance au tiers couvre la responsabilité civile envers les tiers. Elle correspond au niveau minimal obligatoire. Des garanties plus étendues peuvent ensuite protéger le conducteur et le véhicule, selon les clauses du contrat.
Contester ou régulariser : les bons réflexes après l’avis
Contester uniquement avec un motif vérifiable
Une contestation peut être justifiée si la moto était effectivement assurée à la date et à l’heure indiquées, ou si une erreur porte sur le véhicule, son immatriculation ou son titulaire. Réunissez rapidement le certificat d’immatriculation, l’attestation d’assurance, les références du contrat, la preuve de paiement de la cotisation et les échanges avec l’assureur confirmant la validité de la garantie.
La démarche s’effectue auprès de l’ANTAI, au moyen d’une requête en exonération ou, selon l’avis reçu, d’un formulaire de réclamation. Le délai est généralement de 45 jours pour l’avis initial et de 3 mois pour une amende forfaitaire majorée. Avant toute démarche, vérifiez les indications propres à votre avis.
Si vous contestez, ne payez pas l’amende avant d’avoir vérifié les conséquences de ce paiement sur la procédure. Conservez une copie des documents transmis et de l’accusé de réception.
Assurer la moto avant de reprendre la route
Si le défaut d’assurance est confirmé, souscrivez une assurance moto au tiers avant toute nouvelle circulation. Demandez une confirmation écrite de la date et de l’heure de prise d’effet, puis vérifiez l’immatriculation et les caractéristiques déclarées du véhicule.
Une moto stationnée reste en principe soumise à l’obligation d’assurance tant qu’elle est en état de circuler. Si elle est réellement hors d’usage, vérifiez sa situation auprès de l’assureur ou d’un interlocuteur compétent avant de résilier le contrat.
La Réunion : aucun barème local distinct pour la moto non assurée
À La Réunion, l’assurance obligatoire, le Fichier des véhicules assurés, l’amende forfaitaire délictuelle et les sanctions pénales relèvent du cadre français. Aucun barème réunionnais distinct n’est présenté pour le défaut d’assurance moto. Les contrôles peuvent être réalisés par la police ou la gendarmerie, et le paiement comme la contestation suivent les informations inscrites sur l’avis.
Avant de circuler, vérifiez la date de prise d’effet du contrat, l’immatriculation déclarée et la présence de la responsabilité civile. Cette vérification permet d’éviter une amende majorée, l’immobilisation de la moto et un risque financier qui peut devenir très lourd en cas d’accident.


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